29/12/2006

Comme chaque année

 

Une nouvelle nouvelle année

ou

l’illusion de l’importance.

 

Et comme chaque année, bonne année, mille bisous, santé et prospérité.

Bonne année bobonne, bonne année machin, bonne année, meilleurs vœux.

Allez bonne année, santé, les meilleurs a tous, grand bien vous fasse et tout le kit comme d’habitude.

Bisou a gauche, bisou a droite, bisou a gauche, bisou a droite et on recommence.

Bonne année tonton, bonne année Victor et au cas ou l’on aurait par hasard oublié, bonne année a tous.

Vivement l’année prochaine pour pouvoir vous souhaiter a tous, une bonne et heureuse année.

 

Chaque année, le rite bien huilé s’accomplit.

Bonne année au fisc, bonne année Pinochet, bonne année a tous les salauds de la terre.

Meilleurs vœux de prospérité et que l’année nouvelle apporte la réalisation de tout vos désirs.

 

Bonne année aux bons et aux gentils, bonne année aux kikis, aux cocos et aux cuculs.

Bonne année a moi, meilleurs vœux a moi, et prospérité a moi.

Ainsi soit-il, point a la ligne.

 

Il passe le temps, il passe son chemin.

Nouvel an, après nouvel an, jour après jour, mardis après lundis

Il passe le temps, il passe son chemin

Il frotte et use les illusions passées a espérer posséder.

Posséder seulement la croyance de posséder avec la chance de ne pas le savoir.

Yeux ouverts, yeux fermés

Il passe le temps, il passe son chemin

 

Le temps ne s’arrête pas au nouvel an.

Il compte et mesure le temps d’une vie.

Bonne année ou mauvaise année, première ou dernière année,

 Le choix de ne pas avoir de choix.

 

Merci Jésus, mohammet, boudha et compagnie.

Sans oublier St Nicolas, les petits chefs, les accoucheuses et les fossoyeurs.

Je vous souhaite une bonne et heureuse année.

 

PS. Ne pas oublier Fifi et gros minet.

16:24 Écrit par Jacques dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/12/2006

Souhait

3379g

16:20 Écrit par Jacques dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/12/2006

Quelques lignes

Sur la route au Manitoba

 

La route, mangeuse de temps.

« De Winnipeg à Thompson »

 

Le temps d’une route

Le ciel, la route.

Des arbres, la route.

Eclat d’un lac, la route.

Eclat d’une rivière, la route.

Devant, la route.

Derrière, la route.

 

Lecture journalière des panneaux routiers, le défoulement culturel.

L’accueil du futur maire de « Grands Rapids »

Le petit bateau vert d’eau sur le grand lac Winnipeg.

Pêcheurs des lacs.

Le motel aux belges.

Un oiseau perdu.

De noirs corbeaux bien sympathiques

Indiens – Histoire avec aventure humaine sans ruines et sans pyramides.

Bruit de roulement de pneus.

Bruit du vent – le son du bruit – la pression d’un silence.

Les écrasés de la route, la lecture moderne du livre sur la faune des forets boréales..

Les villages des « pourquoi sont-ils là ? »

Les chips, le coca, les bonbons, les biscuits.

Ça dort à l’arrière.

Pensées, fatigue, une impression de non fin, un oubli du début.

Parcourir une route sans fin, c’est vivre des instants sans passé.

Fascination pour l’oiseau noir.

Un ami qui a compris qu’il n’y a rien à comprendre.

Ici ou ailleurs, au fond tout est pareil.

Destination prochaine, un semblant de virage à 15 km.

La liberté d’être nul part.

Pas de bas, pas de haut.

Des arbres sans majestés, multiples à l’infini et persévérants dans l’immense solitude sont les spectateurs des mets de la route mangeuse de temps.

Quand le temps change en monotonie et que s’y glisse la paix.

 

Les matins de silence dans cet endroit où les oiseaux ont oubliés de chanter.

Les matins de silence où derrière un ciel gris, le soleil se lève sans faire de bruit.

Je m’y réveille encore abruti par le chemin parcouru la vielle.

De l’eau fraîche et froide sur le visage, redonne la vigueur nécessaire à reprendre le jour et a oublié les rêves de la nuit.

 

 Flion Jacques

En vol entre Montréal et Bruxelles à bord d’Air Canada la nuit du 28//10/01

 

13:51 Écrit par Jacques dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |