19/11/2005

Jet de plume

 
 

Jets de plume entre Winnipeg et Thompson (Le regard de l’ours 2005) CANADA

 

Les matins de silence où caché derrière un ciel gris, le soleil se lève sans faire de bruit. Je m’y réveille encore abruti du chemin parcouru la veille. De l’eau fraîche et froide sur le visage me redonne la vigueur nécessaire à reprendre le jour et a quitté les rives de la nuit.

 

Le temps d’une route

 

Un ciel, une route

Des arbres, une route

Par travers, les éclats furtifs de lacs et de rivières.

Un petit bateau vert d’eau sur le grand lac bleu ciel.

 

Les pneus chantent sur la route mangeuse de temps

Les véhicules très rares la parcourant viennent ou partent au très loin

Les écrasés de la route sont devenus le livre d’image de la faune local.

De noirs corbeaux en renouvellent les pages.

 

Au milieu de nulle part des villages de « Pourquoi sont-ils là » ».

Des indiens du coin avec une histoire humaine sans ruines de pyramides.

 

Pensées, fatigue, une impression de non fin, un oubli de début.

Ça dort à l’arrière

Chips,coca, bonbons, biscuits, la faim justifie les moyens.

Roule, roule, roule mon gars

Je gagne ma liberté d’être nulle part.

 

Des arbres sans majesté s’alignent des deux côtés de la route.

Les paysages tout en longueur me donnent la paix dans une monotonie reposante.

 

Ici ou ailleurs, au fond, tout est pareil et il n’y a peut-être rien à comprendre.

Réflexion du moment dû à l’environnement (peut-être) ?

 

Jacques Flion

Sur la route ( octobre 2005 )

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